COMMUNE
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Historique Yvonand repose sur de la molasse qui a commencé à se former il y a environ 30 millions d’années ainsi que sur du sable déposé dès la fin de la dernière période glaciaire il y a environ 14 000 ans. Au maximum de la glaciation, le territoire d’Yvonand a été recouvert de ~ 800 mètres de glace. à son retrait, les glaces laissèrent la place au grand lac de Soleure, recouvrant la région avec un maximum de 50 mètres d’eau. Son niveau baissant de siècle en siècle, il a formé les trois lacs : Neuchètel, Bienne et Morat actuels. A ce moment, les derniers chasseurs cueilleurs du mésolithique, ont pu venir momentanément chasser dans notre région dès environ 7’800 ans avant notre ère. Dès ~ 3’500 av. J.-C. les premiers agriculteurs- éleveurs du Néolithique établirent leur village à l’abri sous roche du Vallon des Vaux, ou sur les rives du lac, et érigèrent des menhirs dans la région. Les premiers Celtes arrivent dès 750 et les Helvètes dès 450 av. J-C. (tombes helvètes à Niédens). Aux environs de l’an 30 l’Helvétie est incorporée à l’Empire romain. On construit à Yvonand des routes, de somptueuses villas laissant de splendides vestiges, tels que la mosaïque d’Orphée de la Baumaz, et les magnifiques fresques de Mordagne. Le Moyen Age suivit avec son habitat troglodyte, de la Roche de la Baume semblable à l’habitat accroché à la falaise du Vallon des Vaux, vers 400-700 apr. J.-C. La première mention de la commune date de l’an 1010. Elle se trouve dans la charte de Rodolphe III rendant à son cousin, l’évêque de Lausanne, la moitié du village d’Evonant, pris autrefois par le seigneur Peudon. En 1011 il donna l’autre moitié à son épouse Hermengarde qui la redonna immédiatement à Dieu et à St Maurice de l’église de Vienne en Isère. En 1310 le Seigneur de St-Martin du Chêne vendit une part de la dîme d’Yvonand, lui appartenant depuis 1285, au seigneur d’Estavayer. En 1341 Humbert de Billens en vendit une autre partie à l’abbaye de Mont Ste – Marie, en France. Par la suite, en 1478, les seigneurs de Combremont en furent les ayants-droits. Au début du XIVe siècle, un faux monnayeur cachait ses petites occupations de frappe de faux deniers dans la grotte de la roche de la Baume. 1381, première mention de la Confrérie de la Vierge Marie. Sa chapelle en l’église paroissiale Saint-Ours d’Yvonand a dû être importante jusqu’à la réforme. En 1476, les Suisses s’emparèrent de la baronnerie de Grandson et par conséquent d’Yvonand, qui dépendit dès lors des gouvernements de Berne et de Fribourg. En 1509, le pape Jules II envoya une bulle à l’église Saint-Ours d’Yvonand. Cette lettre d’indulgence disait aux fidèles qu’ils doivent faire des dons pour maintenir leur église en état, de la vénérer et de s’y rendre à des dates précises. 3 ans plus tard, à la demande du Prêtre Nicolas Gachet, les cardinaux de Rome, adressent une autre lettre d’indulgence accordant une remise de 100 jours de pénitence à tous fidèles qui fréquenteront la chapelle de l’Autel de la Vierge-Marie en l’église paroissiale Saint-Ours d’Yvonand. Cela donna, jusqu’à la réforme, une grande importance à la paroisse. En 1531, lors de la réforme, la Vierge ouvrante du XIVe siècle d’Yvonand se "réfugia" dans l’église de Cheyres. Août 1532, le plus ou votation populaire fut favorable aux réformés. De 1536 à la révolution Vaudoise de 1798, Yvonand, avec les hameaux de Mordagne, La Mauguettaz et Niédens formait une métralie dépendante de Grandson ; elle possédait une cour de justice, composée d’un lieutenant, de 12 justiciers et un crucial, nommés par le bailli. Yvonand est administrée par 2 gouverneurs, un Conseil des 17 et un Conseil des 24 relevant du bailli de Grandson, tantôt bernois tantôt fribourgeois. En 1603, Yvonand a un conflit avec Fiez, (autre métralie), au sujet de bois pour brûler les sorciers. Au début du XVIIe, siècle, le village, fut dévasté par une terrible épidémie de peste. Dès 1618, un registre des baptêmes fut tenu, un des mariages dès 1623 et des décès dès 1742. En 1748, Avec des pierres provenant des ruines de la villa romaine de Mordagne, on construit le temple actuel à la place de la vieille église de Saint-Ours, On construit également la cure. Le 1er février 1877, la ligne de chemin de fer Payerne-Yverdon, fut inaugurée et électrifiée dès le 31 juillet 1945. En 1891, la première correction des eaux du Jura abaissa le niveau du lac de 2,50 m. La commune ne subit plus d’inondations et gagne d’importantes surfaces de plages de sable, de zones de loisirs entourées de nature protégée riche en faune et flore. Cela permit également la construction de la route de la grève pour Yverdon. 1937, Un vénérable témoin du XVIe siècle, le très vieux tilleul de la place du village, ègé d’environ 400 ans, a été abattu. Les habitants portent le surnom de Tapa-Sabllia. Année de construction de la grande salle: 1927. Celle-ci a été l’objet de rénovations et transformations en 1987, afin d’y recevoir les véhicules et matériel des sapeurs-pompiers (sous-sol), la bibliothèque publique, diverses activités artisanales et l’atelier «Brin d’herbe». En 2010, les pompiers ont déménagés dans une nouvelle caserne et une garderie est aménagée dans les locaux libérés. Elle est inaugurée en 2011. La caserne des pompiers, quant à elle, trouve place dans la halle industrielle du chemin de la Petite Amérique achetée par la commune en 2008. Une nouvelle salle, la salle polyvalente, a été réalisée en 1980. Elle couvre une surface de 1241 m2. Version théètre 580 places avec scène hydraulique de 14 x 10 m. Version congrès 550 places. Buvette avec plus de 100 places.Divers locaux complètent cet édifice. Aujourd’hui, la commune compte environ 2500 habitants appelés "Tapa-Sabllia". Elle a toujours compté d’excellents artisans. Un jeune technicien installa l’électricité au Moulin au moyen d’une turbine, au début du siècle. Un descendant d’une vieille famille d’Yvonand (Failloubaz) devint pionnier de l’aviation. Le docteur Gallandat fut célèbre en son temps; une rue d’Yvonand porte son nom en sa mémoire. Les armoiries
L’arbre qui figurait à l’origine pourrait être un tilleul. Les raisons du passage au chêne, au début du XXe siècle, restent mystérieuses. Elles ont été validées officiellement en 2011 par le Conseil communal. Les émaux sont du XXe siècle. L’Eglise du village est déjà citée en l’an 1010 comme propriété royale. Le territoire suivit les destinées de la seigneurie de Grandson dont il relevait.
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